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D’un Orphée, l’autre. 1762-1859… Métamorphoses d’un mythe

publié le , mis à jour le

D'un <em>Orphée</em>, l'autre. 1762-1859… Métamorphoses d'un mythe

Sous la direction d’Alban Ramaut et de Pierre Saby

Publications de l’Université de Saint-Etienne

coll. « Musique et Musicologie »

2014

ISBN : 978-2-86272-659-5

360 p., Prix : 25 €

4e de couverture

Quatorze chercheurs, spécialistes d’arts, de littérature ou d’histoire interrogent les métamorphoses du mythe d’Orphée en France, au long de près d’une centaine d’années, et au-delà : des créations, viennoise puis parisienne (1762 ; 1774), du chef-d’œuvre de Gluck, à la reprise qu’en fit Berlioz (1859), ou même à la lecture que fit du mythe, au xxe siècle, le musicien-explorateur Pierre Schaeffer.

Jusque dans les années de la Restauration, l’art du musicien viennois – l’ Orphée allemand » – joua son rôle de référence majeure dans le domaine de l’art lyrique. L’opéra d’Orphée fut ensuite, pendant quelques décennies, beaucoup moins présent à la scène ; cette « nuit d’Orphée », peut-être, constituait le prélude nécessaire à la renaissance de l’œuvre-phénix en 1859, Pauline Viardot tenant le rôle-titre. En un fascinant jeu de doubles et d’oppositions – intelligibilité de la forme articulée et sensible évidence de la couleur, dialectique expressive du vocal et de l’instrumental, dualité sexuée de la distribution vocale du rôle titre – d’un Orphée, l’autre, le chef-d’œuvre semble anticiper le nietzschéen « éternel retour du même ».

Advient ainsi une métamorphose du mythe ancien, dont hérite l’ère contemporaine naissante. L’impassibilité olympienne, l’héroïsme hiératique de l’Orphée néoclassique ne survivent pas à l’essor du xixe siècle, mais la vision plus humaine qui peut alors se dessiner célèbre bien toujours le même don suprême que le demi-dieu fit à l’homme : la poésie.

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