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L’invention médiatique de l’histoire littéraire

Bulletin de la societe Theophile Gautier. 2014, N° 36

publié le , mis à jour le

<em>L'invention médiatique de l'histoire littéraire</em>

Sous la direction de Corinne Saminadayar-Perrin (Montpellier 3/RIRRA 21).

Bulletin de la Société Théophile Gautier

2014, N° 36

« Recherche et actualité culturelle, bibliographie »

Lucie éditions

ISBN : 978-2-35371-719-4

300 pages

24 €

Dossier élaboré à l’occasion d’une journée d’études organisée au RIRRA 21 lors des rencontres Montpellier/Sherbrooke les 27 et 28 juin 2013, sous la direction de Corinne Saminadayar-Perrin (université Montpellier 3/RIRRA 21)

Introduction : Théophile Gautier, un conquistador de l’histoire littéraire par Corinne Saminadayar-Perrin (Université Montpellier3/RIRRA 21)

4e de couverture

La presse joue un rôle déterminant dans l’émergence de l’histoire littéraire en France, au XIXe siècle. Les rubriques littéraires tenues par des critiques prestigieux ne constituent cependant qu’un aspect de ce phénomène. L’écriture périodique induit un nouveau rapport au temps de la création et de la réception, au tempo de la vie littéraire, aux scansions et aux rythmes qui croisent le culturel et le social. Au creuset du journal, la littérature ne se conçoit pas seulement comme historique : elle s’éprouve et se vit comme telle, de manière à la fois immédiate et problématique. Cette conscience nouvelle du temps se projette dans la représentation que la presse de la période, très métalittéraire, construit de la vie culturelle : la littérature médiatisée se transfigure en objet médiatique.

Rien d’étonnant à ce que la presse ait découvert et cartographié des domaines
jusque-là négligés, aujourd’hui emblématiques de l’histoire littéraire renouvelée : la bohème, le cénacle, l’art pour l’art… L’écrivain journaliste, plus que tout
autre, est conscient, par expérience professionnelle, des contraintes économiques
et institutionnelles qui déterminent l’exercice et la définition de la littérature.

Par sa trajectoire, Théophile Gautier a travaillé au cœur de ces foyers
de réflexion où s’élabore, parfois confusément, ce qui ne s’appelle pas encore,
ou pas toujours, histoire littéraire. À cet égard, son œuvre multiple et protéiforme
constitue un « point d’optique » incomparable, et ouvre des perspectives
renouvelées sur l’une des mutations culturelles majeures de la période.

Sommaire et introduction