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Revue Orages. Littérature et culture 1760-1830

Dirigée par Olivier Bara

publié le , mis à jour le

La revue Orages éditée par APOCOPE, est dirigée par Olivier Bara. Elle s’intéresse, sans préjugé idéologique ou méthodologique, à la période s’étendant de 1760 à 1830 environ, c’est-à-dire à la charnière des dix-huitième et dix-neuvième siècles. D’essence littéraire, elle est néamoins ouverte aux disciplines voisines (histoire, philosophie, sciences humaines en général).

Voir le site de la revue Orages

  • N° 14 : Le tragique moderne. Numéro préparé par Maurizio Melai. Que devient le tragique lorsque la tragédie rougit les rues, pour reprendre l’expression de Chateaubriand ? Quand la foule se presse au spectacle d’une guillotine qui concurrence l’antre de Melpomène ? Les années 1760-1830 représentent un tournant dans la conception du tragique. Ce tournant est intimement lié aux événements historiques, en particulier à la Révolution et à l’épopée napoléonienne. La tragédie se déplace de la scène théâtrale à la scène de l’histoire et met en question l’optimisme philosophique et la raison des Lumières. C’est précisément lorsque la tragédie comme genre théâtral décline que l’adjectif « tragique » commence à être utilisé comme substantif pour devenir une notion philosophique. Celle-ci désigne désormais une vision de l’homme et du monde. La tragédie ne paraît plus capable d’exprimer à elle seule l’expérience traumatique du présent et de véhiculer le tragique moderne. D’autres genres littéraires et d’autres formes d’écriture se chargent alors de cette tâche, non sans réutiliser la langue, les structures ou les thèmes traditionnellement associés à la tragédie.
  • N° 13 : La guerre des étoiles l’astronomie entre lettres et sciences. Numéro préparé par Stéphane Zékian. À la charnière des XVIIIe et XIXe siècles, le monde des astres représente un objet de discours âprement disputé. En cette période de mutations intellectuelles et institutionnelles, la conquête de l’espace s’accomplit sous les bannières concurrentes de l’expertise savante et de l’intuition poétique : étoiles, planètes, comètes sont alors tiraillées entre les nomenclatures d’une science astronomique en progrès constants et les projections, en apparence moins sérieuses, des hommes de lettres et autres utopistes.
  • N° 12 : Sexes en révolution. Numéro préparé par Florence Lotterie et Pierre Frantz. Dans la lignée de plusieurs travaux confirmant le « moment 1800 » comme un tournant dans la négociation des rapports de sexe, le présent numéro entend se pencher sur certains dispositifs exemplaires de leur politisation « dans l’orbe de la Révolution française » (Mechthild Fend, Les Limites de la masculinité. L’androgynie dans l’art et la théorie de l’art, 1750-1850).
  • N° 11 : Rousseau en musique. Sous la direction d’Olivier Bara, Michael O’Dea et Pierre Saby. De l’œuvre musicale de Jean-Jacques Rousseau demeure, dans la mémoire collective, le seul intermède du Devin du village. Rousseau a pourtant composé un ballet héroïque, un mélodrame, un Salve regina et de nombreuses autres partitions. Excellent théoricien, il propose un nouveau système de notation musicale, rédige les articles de musique de l’Encyclopédie et participe à la Querelle des Bouffons. Il devient enfin lui-même, sous la Révolution, le sujet de vaudevilles et d’opéras-comiques qui mettent en scène sa jeunesse, ses combats et ses exils.
  • N° 10 : L’œil de la police. Préparé par Flávio Borda d’Água. Censure, surveillance des moeurs, violence urbaine, incendies, gestion de la pauvreté et approvisionnement de la ville sont quelques-unes des pratiques policières d’Ancien Régime. Seule la période révolutionnaire mettra fin à cette institution, pour mieux la dépasser.
  • N° 8 : L’indispensable visite. Naissance du pèlerinage littéraire et artistique. Préparé par Olivier Guichard. Maisons natales, thébaïdes, cénotaphes, tombes, nécropoles… : la France recense à elle seule plus de cent cinquante lieux ouverts à la visite dédiés à la mémoire de ses écrivains et de ses artistes.
  • N° 7 : Poétiques journalistiques. Préparé par Marie-Ève Thérenty. La période qui s’étend de 1760 à 1830 voit se libérer les plumes, les modèles et les imaginaires journalistiques : gazettes, grands journaux savants, spectateurs, journaux quotidiens, journaux pamphlets, journaux-fictions…
  • N° 6 : L’Egypte des Lumières. Sous la direction d’Alain Grosrichard et Sadek Neaimi. Ce numéro explore quelques aspects de la problématique « égyptienne » suivante : quelle représentation se font les Lumières de cette contrée partagée entre Orient et monde arabe ?
  • N° 5 : Formes errantes et vagabondes. Préparé par Pierre Frantz. À la fin du XVIIIe siècle, la littérature s’invente des pouvoirs nouveaux, de nouvelles libertés, en dehors des genres, des formes et des institutions.
  • N° 4 : Boulevard du crime : le temps des spectacles oculaires. Préparé par Olivier Bara. Le boulevard du Temple, ses théâtres et les nouveaux genres dramatiques au tournant du siècle, du mélodrame à la féerie.
  • N° 3 : L’histoire peut-elle s’écrire au présent ?. Préparé par Henri Rossi. Le récit historique écrit en concomitance ou en léger décalage avec les événements qu’il rapporte.
  • N° 2 : L’imaginaire du héros. Préparé par Catriona Seth Qui sont les héros ? A quoi servent-ils ? De l’Encyclopédie au Romantisme, quelles sont leurs représentations ?
  • N° 1 : Littérature et politique. Préparé par François Jacob et Jean-Noël Pascal. Les hommes politiques et l’écriture de fiction : quelles démarches ? quels enjeux ?