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Accueil > Axes de recherche > Littérature et arts : discours, échanges, transferts > Littérature et arts de la scène

- L’acteur au XIXe siècle : une figure héroïque ?

Responsables : Anne Pellois, Olivier Bara

publié le

Nous souhaiterions questionner les pratiques et les représentations des grands acteurs du XIXe siècle. De la naissance de la vedette à l’avènement de la mise en scène, de Talma à Antoine et Lugné-Poe, on s’interrogera d’une part sur la signification esthétique, sociale, culturelle du jeu et des pratiques de l’acteur tel qu’il les expose et (se) les représente, à travers les mémoires, la correspondance, les arts théâtraux ou la dramaturgie effectuée par les acteurs eux-mêmes. En questionnant d’autre part les représentations de l’acteur dans la presse, les comptes rendus de spectacles, les témoignages et l’iconographie, on dégagera le sens de cette figure de l’acteur : ce qu’il représente dans le domaine théâtral et artistique bien sûr, mais aussi dans l’espace social où il prend une envergure singulièrement colossale dont l’expression « monstre sacré » rend compte. Tout au long du XIXe siècle, pratiques et représentations de l’acteur construisent une figure d’acteur dont nous voudrions dégager le sens.

Il s’agira de mettre en perspective des personnalités souvent étudiées de manière monographique (de Talma à Mounet-Sully, de Melle Mars à Rachel, ou de Marie Dorval à Sarah Bernhardt). On interrogera la signification de l’engouement du public français pour la vedette, non seulement dans le domaine strictement théâtral – notamment dans les relations instaurées avec la mise en scène ou par les liens tissés avec les autres domaines artistiques (peinture, musique, sculpture) –, mais également au sein de la société à laquelle elle appartient. Ainsi, on se demandera si l’acteur n’apparaît pas au théâtre comme la figure héroïque que les mutations politiques, sociales et idéologiques du pays rendent progressivement absente ou problématique sur la scène de l’Histoire. Dans la mesure où, du drame romantique au drame naturalo-symboliste, de telles mutations trouvent un écho dans les écritures dramatiques du XIXe siècle, il sera judicieux de se questionner aussi sur la relation de la vedette au répertoire théâtral. Un lien peut-il s’établir entre l’acteur (ses pratiques et ses représentations), les écritures dramatiques et l’Histoire ?