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Accueil > Axes de recherche > Littérature et arts : discours, échanges, transferts > Textes littéraires et arts de l’image

- Machines à images, dispositifs optiques et textes littéraires

Responsables : Delphine Gleizes, Denis Reynaud.

publié le , mis à jour le

Collaborateurs : Claire Barel-Moisan, Yves Citton.

Doctorants : Axel Hohnsbein, Yoshiko Terao

Du salon panoptique de La Belle et la Bête de Madame de Villeneuve (La Belle et la Bête dans La Jeune Amériquaine et les contes marins, La Haye, 1740) au téléphonoscope d’Albert Robida (Le Vingtième Siècle, 1883), les littératures des XVIIIe et XIXe siècles ont intégré des « machines à images » imaginaires, échos des découvertes techniques de l’époque ou regard prospectif porté sur les inventions à venir. Parallèlement, du clavecin oculaire du père Castel aux panoramas, des machines réelles stimulent l’imagination des philosophes, des poètes et du grand public. Le corpus est particulièrement propice à l’étude des opérations de transfert et de dialogue qui s’opèrent entre science et textes littéraires, à travers notamment le caractère spectaculaire des découvertes, l’ambiguïté qu’elles revêtent, entre suspicion de charlatanisme et merveilleux scientifique. Au-delà de cette perspective, le corpus permettra également d’appréhender la manière dont le texte littéraire s’approprie machines à images et dispositifs optiques comme des outils de modélisation pour penser tout à la fois le renouvellement des formes esthétiques et la reconfiguration du champ scientifique (avec l’émergence des sciences humaines notamment), les instruments d’optique (lanterne magique, kaléidoscope, praxinoscope et bientôt cinématographe) servant de paradigmes pour réfléchir en termes renouvelés à ces champs du savoir (univers psychique, espace social, dynamique historique, etc.).