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Accueil > Axes de recherche > Littérature et arts : discours, échanges, transferts > Textes littéraires et arts de l’image

- Diffusion transmédiatique du texte littéraire

publié le

  • Kinématoscope : Littérature/cinéma/représentation. XVIIIe-XIXe siècles

Responsables : Delphine Gleizes, Denis Reynaud

Pour qui s’intéresse aux modalités de diffusion et de réception de l’œuvre littéraire, le cinéma apparaît comme une étape essentielle dans un mouvement qui avait déjà pris son essor au XIXe siècle : avant d’être adaptées au cinéma, les œuvres des XVIIIe et XIXe siècles furent diffusées sous forme d’éditions populaires, d’illustrations, de feuilletons. L’établissement de filmographies permet de faire apparaître une cartographie des adaptations au fil des décennies, de rendre compte des aires géographiques et culturelles de la production, de s’interroger sur un processus qui suit l’histoire du septième art sans se confondre avec elle.

Consulter la base « Kinematoscope »

  • Formes hybrides de diffusion de l’œuvre littéraire : le cas des « films racontés »

Responsable : Delphine Gleizes

L’étude des adaptations cinématographiques, du début du septième art notamment, permet de mettre au jour une continuité formelle et une communauté d’intention entre les formes de diffusion de l’écrit au XIXe siècle (journaux illustrés, presse populaire, éditions bon marché, affiches de théâtre…), les dispositifs du cinéma des premiers temps, et de nouvelles formes hybrides de diffusion du texte que le cinéma a en retour suscitées. Ce mécanisme devait concourir après guerre à la naissance de publications d’un genre nouveau : des revues comportant, pour totalité ou partiellement des « films racontés » ou romans-cinéma (sur la typologie et la terminologie de ce genre. Le phénomène s’accroît dans les années vingt avec la naissance de plusieurs périodiques spécialisés : Le Film complet, Ciné-Miroir, Mon Film, Pour vous, etc. L’intérêt que peut constituer ce type de publication est multiple. Il est tout d’abord un témoignage du positionnement respectif qu’ont adopté la littérature et le cinéma au début du XXe siècle. Le septième art, perçu à sa naissance et en dépit de sa modernité technique, comme un mode d’expression primitif, voire régressif, recherchait dans la référence littéraire une légitimation qui explique en partie l’incroyable fortune des adaptations cinématographiques. Ce détour par la valeur légitimante de l’imprimé, étape nécessaire dans la lente autonomisation du septième art, n’est pourtant peut-être qu’une interprétation possible. Il faut également y ajouter le rôle que jouent ces dispositifs dans l’appropriation par un public populaire de ce nouveau mode d’expression artistique qu’était le cinéma. Appropriation qui de surcroît permet d’apprécier les mécanismes de transformation du texte littéraire en fonction des supports qui le diffusent : texte original intégral, texte en extraits ou condensé, scénario, « film raconté » tiré non plus de l’œuvre originale mais du film auquel elle a donné naissance.