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Accueil > Axes de recherche > Idéologies et constructions littéraires du savoir

- Les romans de la révolution (1793-1912)

Responsables : Aude Déruelle (université de Nice) et Jean-Marie Roulin

publié le , mis à jour le

C’est un lieu commun que de dire que la Révolution française a enfanté le XIXe siècle. La Révolution a fait des petits, d’autres révolutions, bien sûr. Mais elle a surtout instauré un nouveau « régime d’historicité » (François Hartog), qui engage une nouvelle configuration de la pensée, autour de quelques questions têtues et lancinantes : les notions d’histoire, de passé, de légitimité, le rapport entre l’individuel et le collectif, des concepts-réalités insaisissables tels que le peuple ou la nation, des interrogations douloureuses (le religieux, la violence). Le roman du XIXe, dans ses formes les plus diverses, ne fait pas exception : il est dans cet « après » de la Révolution.

Il serait donc particulièrement intéressant d’étudier la manière dont il peut (ou non, d’ailleurs) prendre en charge ce qui l’a profondément modifié : les romans de la Révolution ne se contentent pas de vivre dans cet héritage, ils le mettent en scène. C’est pourquoi ils sont souvent romans réflexifs, romans sur les événements révolutionnaires, et romans sur le roman. On mettra entre parenthèses ici les questions, propres au roman historique, mais non spécifiques au roman de la Révolution, du rapport entre histoire et fiction, de la contamination de l’historique par le fictionnel, etc., pour s’intéresser exclusivement à la manière dont le roman prend en charge l’histoire révolutionnaire, et s’en trouve renouvelé.