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Accueil > Publications > Présentation des ouvrages > 2011

Le combat pour la liberté des noirs dans le journal de la société de la morale chrétienne

Marie-Laure Aurenche

publié le , mis à jour le

Le combat pour la liberté des noirs
dans le Journal de la société de la morale chrétienne. Tome I : 1822-1825


Marie-Laure Aurenche

ISBN : 978-2-296-12747-0

2011,234 p.

25 €

Le combat pour la liberté des noirs
dans le Journal de la société de la morale chrétienne. Tome II : 1826-1834


Marie-Laure Aurenche

ISBN : 978-2-296-12748-7

2011,234 p.

28 €


4e de couverture

Tome I

En dépit de l’Angleterre qui a aboli la traite négrière en 1807 et imposé à l’Europe au traité de Vienne de l’imiter, l’infâme trafic se poursuit illégalement entre l’Europe, la côte d’Afrique et la mer des Caraïbes. En France, des « amis de l’humanité » regroupés à la Société de la Morale chrétienne fondent en 1822 un Comité pour l’abolition de la traite des Noirs. Grâce au Journal de la Société qui dénonce le commerce du « bois d’ébène » et rend compte des pétitions, des concours et d’une fameuse « exposition de fers », nous pouvons suivre les étapes du combat abolitionniste jusqu’à la loi de mars 1831.


« En philosophes, en chrétiens, nous verrons dans cette race noire que l’oppression dégrade et que l’avarice tient courbée vers la terre, des frères, nos égaux en tout, par le bien comme par le mal, par les vertus comme par les passions, des hommes susceptibles de toutes les émotions généreuses, susceptibles de culture intellectuelle et, certainement autant que nous, dignes de posséder l’indépendance et d’élever des regards libres vers le ciel. »

Charles Coquerel, JSMC

Tome II

Faire disparaître la traite négrière d’abord, abolir l’esclavage ensuite, la leçon des abolitionnistes anglais a été entendue par les membres de la Société de la Morale chrétienne : le Comité est devenu en 1828 Comité pour l’abolition de la traite et de l’esclavage et, plutôt que de se référer encore à l’exemple anglo-saxon, il recueille les expériences ou les témoignages venus des colonies françaises pour faire pièce au lobby esclavagiste des planteurs. Outre-Manche le Bill d’abolition est voté en 1833, mais en France les efforts du Comité restent vains et conduisent en 1834 à la création d’une Société française pour l’abolition de l’esclavage.

« On recherchera par quelle transition on pourra amener graduellement les esclaves à la condition d’ouvriers salariés, de colons partiaires ou de fermiers, et comment, par une éducation morale et religieuse et par l’exercice gradué de certains droits, ils pourront être amenés progressivement, mais promptement, sans danger pour eux-mêmes comme pour leurs maîtres actuels, à la pleine jouissance de la liberté civile et politique. »

Programme du concours en faveur de l’abolition progressive de l’esclavage, JSMC