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La production de l’immatériel. Théories, représentations et pratiques de la culture au XIXe siècle

Sous la direction de Jean-Yves Mollier, Philippe Régnier et Alain Vaillant. Postface de Pierre Macherey

publié le , mis à jour le

La production de l’immatériel.

Théories, représentations et pratiques de la culture au XIXe siècle


Sous la direction de Jean-Yves Mollier, Philippe Régnier et Alain Vaillant. Postface de Pierre Macherey

Collection : « Le XIXe siècle en représentation(s) »

Collection dirigée par Jean-Marie Roulin

Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2008.

472 p.

ISBN : 978-2-86272-483-6

20 €


4e de couverture

Siècle du passage à l’économie libérale et à la société industrielle, le XIXe siècle voit en France la création littéraire et artistique prendre tous les caractères d’une «   production  » – pensée avant même notre entrée, au XXIe siècle, dans l’ère de l’immatérialité numérique –, comme celle de «  produits immatériels   ». Les belles-lettres et les beaux-arts doivent alors et sans retour s’adapter à ce nouveau système d’échanges et de valeurs, viser un public de masse, trouver leur place dans le premier des médias modernes qu’est la presse périodique (journaux et revues). En même temps, l’État postrévolutionnaire invente et instaure la pratique spécifiquement française de la politique culturelle à des fins d’autolégitimation, d’identité nationale et d’instruction publique. Il définit juridiquement la propriété intellectuelle.

C’est ainsi que s’organise un marché contrôlé et régulé de l’immatériel, dont les principes et les effets ne manquent pas de susciter réflexion et critiques chez les contemporains.

Quant aux poètes, romanciers, dramaturges, compositeurs d’opéra, peintres, etc., tous, de créateurs devenus «   producteurs   », et contraints de se redéployer par rapport au nouveau cadre, ils l’acceptent, le contournent ou le combattent selon des stratégies très diverses. Ainsi, d’une manière ou d’une autre, cette situation finit-elle par s’inscrire dans l’énonciation, dans la poétique et dans la thématique de ce qu’ils persistent à vouloir nommer leurs œuvres. Bon gré, mal gré, elle les stimule à un renouvellement des formes et des genres.

À travers les contributions d’une trentaine de spécialistes du XIXe siècle, l’histoire culturelle et l’histoire de l’art joignent leurs approches à celles de l’histoire littéraire pour proposer des études de cas et construire une vision d’ensemble. L’ouvrage se focalise plus spécialement sur un certain nombre de témoins et d’acteurs centraux, tels Balzac, George Sand, Baudelaire, Vallès, Mallarmé, Courbet, qui permettent de dégager des phénomènes transversaux non dépourvus d’analogies avec la période de mutations actuelle.


Ont collaboré à cet ouvrage :

  • Olivier BARA –littérature française, université de Lyon, UMR LIRE.
  • Claire BAREL-MOISAN - littérature française, CNRS, UMR LIRE.
  • Jean-Pierre BERTRAND – littérature française, université de Liège (Belgique).
  • Marta CARAION – littérature française, université de Lausanne (Suisse).
  • Ting CHANG – histoire de l’art, Carnegie Mellon university, Pittsburgh (Pennsylvanie, USA).
  • Yves CHASTAGNARET – lycée Lakanal, Sceaux.
  • Marie-Claude CHAUDONNERET – histoire de l’art, CNRS, centre André Chastel, université Paris Sorbonne - Paris IV.
  • Diana COOPER-RICHET – histoire contemporaine, université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.
  • Frédérique DESBUISSONS – histoire de l’art contemporain, université de Reims Champagne-Ardennes
  • Dominique DUPART, post-doctorante, université Paris Sorbonne - Paris IV.
  • Pascal DURAND – sociologie des institutions culturelles et théories critiques de l’information, université de Liège (Belgique).
  • Laurent FEDI – philosophie, université Marc Bloch Strasbourg.
  • Anthony GLINOER – littérature française, université de Toronto, (Canada).
  • Geneviève JOLLY – arts du spectacle, université Marc Bloch Strasbourg.
  • Hervé LACOMBE – musicologie, université Rennes 2 Haute-Bretagne.
  • Hugues LAROCHE – littérature française, université du Sud Toulon-Var.
  • Martine LAVAUD – littérature française, université de Nîmes, Montpellier III.
  • Christine LOMBEZ – littérature française et comparée, université de Nantes.
  • Brigitte LOUICHON – littérature française, université Montesquieu Bordeaux 4, IUFM d’Aquitaine.
  • Pierre MACHEREY – philosophie, université Charles-de-Gaulle Lille 3.
  • Françoise MÉLONIO – littérature française, université Paris Sorbonne - Paris IV.
  • Jean-Yves MOLLIER – histoire contemporaine, université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.
  • Alexandre PÉRAUD – littérature française, équipe TELEM-Modernités littéraires, université de Bordeaux.
  • Denis PERNOT – littérature française, université Paris Sorbonne - Paris IV.
  • Dominique PETY – littérature française, habilitée à diriger des recherches, Grenoble.
  • Philippe RÉGNIER – littérature française, CNRS, UMR LIRE.
  • Corinne SAMINADAYAR-PERRIN – littérature française, université Jean Monnet Saint-Étienne, UMR LIRE.
  • Françoise SYLVOS – littérature française, université de La Réunion.
  • Marie-Ève THÉRENTY – littérature française, université Paul-Valéry Montpellier III et Institut universitaire de France.
  • Alain VAILLANT – littérature française, université Paris X Nanterre.
  • Yoan VÉRILHAC – post-doctorant, université Jean-Monnet Saint-Étienne.
  • Jean-Claude YON – histoire contemporaine, université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.

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