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L’Invention de la catastrophe au XVIIIe siècle

Sous la direction de Anne-Marie Mercier-Faivre et Chantal Thomas. Postface de Jean-Pierre dupuy.

publié le

L’Invention de la catastrophe au XVIIIe siècle.

Du châtiment divin au désastre naturel.


Sous la direction de Anne-Marie Mercier-Faivre et Chantal Thomas. Postface de Jean-Pierre dupuy.

Collection « Bibliothèque des lumières ». Vol. LXXIII.

Genève, Éditions DROZ, 2008

ISBN : 978-2-600-01204-1

538 p.

64,06 €


4e de couverture

Jean Starobinski a montré que le XVIIIe siècle avait « inventé » la liberté. Il faut y ajouter la catastrophe.

C’est une invention à plusieurs titres. Langagier d’abord, car c’est
alors que le mot, dont le sens relevait essentiellement du théâtre,
trouve son acception moderne. Scientifique et philosophique ensuite :
la réflexion des savants, des philosophes et des écrivains du temps
– Buffon, Cuvier, Montesquieu, Voltaire, Rousseau, Diderot, Sade –
sur l’histoire de la terre et le devenir de l’humanité affranchit la notion
de catastrophe du champ religieux. Politique et médiatique : l’histoire
des catastrophes commence également de s’écrire dans ce temps où
l’on tente de solliciter les aides, d’organiser le territoire, de prévenir
les désastres ; la dernière épidémie européenne de peste en 1720, la
destruction de Lisbonne en 1755 et le tremblement de terre de
Calabre en 1783 ne sont que les plus connus des événements qui
retiennent l’attention des autorités et du public. Une sensibilité nouvelle procède de nouveaux média ; curiosité, sensationnalisme, émotivité se répandent dans les journaux, non sans poser la question des limites du voyeurisme et du rôle du journalisme. Enfin, que ce soit dans les domaines de la peinture, de la musique ou de la littérature, les
arts interrogent la légitimité de la représentation aussi bien que les
modes de représentation de la catastrophe – laquelle relève a contrario
de l’indicible et accuse le langage dans son inaptitude à dire la réalité.

Tant d’interrogations préludent aux nôtres : l’horizon de la catastrophe
domine notre monde, comme le montre, dans sa postface, la
réflexion actuelle et justement alarmiste du philosophe Jean-Pierre
Dupuy.

Illustration de couverture : Jean-Michel Papillon. Vue de Lisbonne avant et après le tremblement de terre du 1er novembre 1755, détail.
Œuvre de Jean-Michel Papillon graveur en bois [...], Paris,
Pierre-Guillaume Simon, 1760.
Bibliothèque municipale de Lyon, Rés. 6831.


Auteurs

Textes de Catherine Ailloud-Nicolas, Lise Andriès, Rodolphe Baudin, Samy Ben Messaoud, Muriel Brot, Christophe Cave, Jean-Pierre Dupuy, René Favier, Carine Fernandez-Alamoudi, Roxana Fialcofschi, Stéphanie Genand, Claude Labrosse, Catherine Larrère, Anne-Marie Mercier-Faivre, Simone Messina, Michael O’Dea, Madeleine Pinault-Sørensen, Maria-Cristina Pitassi, Stéphane Pujol, Grégory Quenet, Denis Reynaud, Anne Saada, Pierre Saby, Kazuhiko Sekitani, Maria Susana Seguin, Chantal Thomas, Catherine Volpilhac-Auger, Pierre Wachenheim.


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