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Accueil > Axes de recherche > Masculin/Féminin

- Éditer, lire, situer les femmes poètes dans l’histoire

Responsable : Christine Planté

publié le , mis à jour le

Éditer Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859)

(croisement avec l’axe Éditions critiques et supports numériques)

Responsable : Christine Planté

Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859) s’inscrit comme un cas exceptionnel dans le paysage poétique français. C’est une des rares femmes poètes à avoir bénéficié d’une reconnaissance de son vivant, et à s’être inscrite − sur le mode mineur − dans l’histoire littéraire.

Contemporaine de Lamartine et de Baudelaire, elle participe du renouveau romantique de la poésie française, où elle occupe une place à part (Sainte-Beuve) due à sa situation de femme, mais aussi à sa formation et à sa culture atypiques, marquées par le théâtre et le chant. Trop souvent réduite par la tradition scolaire et l’histoire littéraire au cri d’amour et aux poèmes pour enfants, son œuvre poétique, beaucoup plus diverse, se caractérise par un usage libre et novateur du vers, auquel Verlaine a rendu hommage.

Une nouvelle édition de ses œuvres est donc vivement souhaitable.
Pour construire cet ensemble éditorial, trois massifs se dégagent :

Œuvres poétiques

  • Poésies (1830, reprenant des poèmes des éditions de 1819, 1820, 1822, 1825)
  • Les Pleurs (1833)
  • Pauvres Fleurs (1839)
  • Bouquets et prières (1843)
  • Poésies inédites (1860)

La correspondance

Une part importante conservée à Douai est inédite, et présente un intérêt littéraire (par exemple dans les relations avec Sainte-Beuve), mais aussi un témoignage sur le réseau familial, artistique et social d’une femme actrice, puis poète, qui a vécu entre Paris et province (Douai, mais aussi Lyon, Bordeaux, Rouen…), permettant aussi de reconstituer des réseaux d’amitiés et de sociabilités féminines.

Les œuvres en prose

Elles présentent un intérêt plus inégal (les plus intéressantes étant les romans L’Atelier d’un peintre et Violette, et l’ensemble à situer entre contes et souvenirs des Petits flamands), et un moindre caractère d’urgence, ayant, paradoxalement, fait l’objet de plusieurs rééditions récentes par Marc Bertrand (professeur émérite de l’université Grenoble 3, auteur d’une thèse sur les Techniques de versification de Marceline Desbordes-Valmoreen 1981, et éditeur de ses œuvres en prose. Une édition méthodique de l’ensemble est à envisager.


Femmes poètes du XIXe siècle

Responsable : Christine Planté

Le volume Femmes poètes du XIXe siècle. Une anthologie, publié aux PUL sous la direction de Christine Planté, en 1998, étant épuisé, la nécessité se faisait sentir d’une réédition.

Ce volume est sorti aux PUL en 2010.

On projette une publication électronique qui se donnera pour but de permettre l’accès à une production poétique féminine souvent non rééditée, voire ignorée, tout en la situant dans son contexte littéraire, historique, culturel, éditorial. Le projet sera conçu et alimenté grâce à un réseau de chercheuses et chercheurs travaillant sur différentes femmes poètes et différents courants et moments : Maryam Sharif est en thèse sur Constance de Salm ; Patricia Izquierdo (Prag, associée au LIRE) a soutenu une thèse sur la poésie féminine au tournant XIXe-XXe siècles ; Gretchen Schultz, Adrianna Paliyenko, Seth Whidden ont organisé un colloque international à Paris sur Marie Krysinska (Publications de Saint-Étienne, avec le soutien du cluster 13). Un tel outil doit permettre de rendre accessibles des textes rares, mais aussi de repenser une histoire littéraire intégrant la place des femmes et les rapports hommes/femmes dans son écriture et son organisation.