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2007

Le conte en ses paroles, La figuration de l’oralité dans le conte merveilleux du Classicisme aux Lumières.

Sous la direction de Anne Defrance et Jean-François Perrin

publié le , mis à jour le

Présentation

« Il faut donner à son discours le tour libre des conversations », écrivait un contemporain de Louis XIV : comme genre littéraire, le conte merveilleux prit naissance en un temps où écrire comme on parle était la règle et où lire à voix haute était pratique courante. Écrire des contes de fées, ce fut imposer des fictions de voix enchantées à une culture romanesque férue de vraisemblance, adapter à la mondanité les rituels de parole du conte oriental, mais aussi partager avec l’opéra le champ du merveilleux et engager un dialogue fécond avec le théâtre : ainsi ceux qu’on appelait alors les Modernes inventaient-t-ils un art d’énoncer l’étrangeté du monde et des êtres en simulant des voix de jadis ou d’ailleurs.

Notre époque où l’oralité est à la mode et où revivent les pratiques conteuses, nous invite à envisager ces questions en considérant les intentions esthétiques de ces oeuvres littéraires que furent les contes merveilleux des XVIIe et XVIIIe siècles.

Jean-François PERRIN est professeur de littérature française à l’université Stendhal-Grenoble 3, membre de l’UMR LIRE CNRS 5611 (pôle grenoblois) et directeur de la revue Féeries. Ses recherches portent principalement sur le conte merveilleux du XVIIIe siècle et sur l’oeuvre de Jean-Jacques Rousseau.

Anne DEFRANCE est maître de conférences en littérature française à l’université Michel de Montaigne (Bordeaux 3), membre de l’UMR LIRE 5611 (pôle grenoblois) et du comité de rédaction de la revue Féeries. Ses travaux de recherche portent essentiellement sur le conte des XVIIe et XVIIIe siècles.

Table des matières

- SOMMAIRE

- PRÉFACE de Jean-François PERRIN

- 1 - FICTIONS DE VOIX

  • Lewis C. SEIFERT : Entre l’écrit et l’oral : la réception des contes de fées « classiques ».
  • Jean-Paul SERMAIN : Le rapport du conte de fées à l’oralité : trois modèles (Perrault, Galland, Hamilton).
  • Christine NOILLE-CLAUZADE : Le pouvoir de la voix : rhétorique de l’énonciation et statut de la fiction dans l’écriture des contes de fées à la fin du XVIIe siècle.
  • Sophie RAYNARD : « Beau langage vaut mieux que riche apanage » ou la prose éloquente des conteuses précieuses : l’exemple de Mlle Lhéritier.
  • Jean MAINIL : Du triple usage de la parole dans le conte de la première vague : des huttes et des cabanes aux salons mondains.
  • Françoise GEVREY : Les termes « bavard » et « babillard » dans le conte merveilleux.
  • Anne DEFRANCE : Devoir de parole, loi du silence : les pouvoirs du verbe dans « La Belle et la Bête » de Mme de Villeneuve (1740).
  • Julie BOCH : Pouvoirs et avatars de la parole dans les contes de Caylus.
  • Raymonde ROBERT : Les contes et la rhétorique judiciaire : « L’Histoire de la sultane de Perse et des vizirs » de Pétis de la Croix (1 707).
  • Christelle BAHIER-PORTE : De la légitimité du conte : L’énonciation déontique dans « Les Soirées Bretonnes » de Gueullette.
  • Ruth B. BOTTIGHEIMER : Perrault au travail.

- II - CO-ÉNONCIATION ET MISE EN SCÈNE

  • Manuel COUVREUR : Antoine Galland ou l’art de la polyphonie à une voix.
  • Jean-François PERRIN : Au temps où les oreilles parlaient : poétique de la co-énonciation dans les contes d’Hamilton.
  • Aurélia GAILLARD : Contage et sexualité : le récit à double entente de Diderot, « L’Oiseau blanc, conte bleu ».
  • Michèle BOKOBZA KAHAN : Le conte merveilleux libertin et ses scénographies.
  • Marie-Françoise BOSQUET : La mise en scène de la parole féminine dans les « Mille et Une Heures, Contes Péruviens » de Gueullette.
  • Carmen RAMIREZ : Éloquence, oralisation et argumentation dans les « Contes tartares » de Gueullette.
  • Catherine RAMOND : Le merveilleux sur les planches : l’adaptation théâtrale de quelques contes de fées au XVIIIe siècle.
  • Martial POIRSON : (M-)oralités du proverbe dramatique en société : « Le Petit Poucet » (1769) de Carmontelle.
  • Nathalie RIZZONI : Quand dire c’est faire : Les parlers merveilleux au Théâtre.
  • Régine JOMAND-BAUDRY : D’une parole à l’autre : « Le Sopha », du conte à la comédie-vaudeville.
  • Benjamin PINTIAUX : L’opéra-ballet et le conte merveilleux : « La Féerie » de Cahusac et Rameau (1745).

- III - LE CORPS DES MOTS, LE JEU DES RÉCITS

  • Philippe HOURCADE : Mots et choses dans les contes de Mme dAulnoy.
  • Vincent VERSELLE : Le Dire qui décrit : parole d’ogres.
  • Aurélie BASSO : « La princesse Coque-d’œuf et le prince Bonbon », un conte charnière de 1745 : amour, sucre et oralité.
  • Noémie COURTÈS : « Un rubis lui tombait de la bouche » la parole dans « Les Illustres fées » du Chevalier de Mailly.
  • Henri COULET : Les « Contes bleus » de Rétif de La Bretonne.
  • Nadine DECOURT : « Sur les bords du Pénée.. » contes mythologiques ou philosophiques ? Le statut de la parole dans les « Veillées de Thessalie » de Marguerite de Lussan.
  • Sophie LATAPIE : Conter les fées comme un récit biblique : Mme Leprince de Beaumont et la pédagogie des catéchismes.
  • Richard GOSSIN : Le merveilleux biblique et le merveilleux du conte de l’Âge classique : étude comparative du dire et du dit dans les contes de Noël.
  • Marie-Agnès THIRARD : Du conte africain à « La Princesse Belle-Étoile et le Prince Chéri » : une étrange aventure.
  • Henri TOUATI : L’art du récit en France aujourd’hui.

- BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE

- INDEX DES OEUVRES CITÉES

- INDEX DES NOMS CITÉS