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Journée d’étude

« Tricentenaire de Michel Corrette », jeudi 26 avril 2007

Organisée par Pierre Saby, professeur à l’université Lumière Lyon 2.

publié le , mis à jour le

Tricentenaire de Michel Corrette (Rouen, 10 avril 1707 – Paris, 21 janvier 1795)

— Michel Corrette, né à Rouen d’un père organiste et compositeur, a mené une longue carrière à Paris où il fut présenté dès 1720 à d’éminents artistes de la capitale. Il fut lui-même titulaire d’orgues prestigieux, comme ceux des Jésuites de l’église Saint-Louis, et de l’enclos du Temple de Paris, c’est-à-dire du Grand Prieur de France, traditionnellement choisi dans la famille royale.

— Dès 1732, il fut chef d’orchestre aux théâtres des foires Saint-Laurent et Saint-Germain, pour lesquels il composa ses fameux « concertos comiques », bâtis sur des mélodies populaires. Sa musique se meut dans un climat de jovialité et de bonne humeur, bien caractéristiques de l’hédonisme du siècle de Louis XV. Il déploya aussi une intense activité de pédagogue et rédigea dix-sept méthodes pour les instruments les plus divers (clavecin, violon, violoncelle, flûte, viole d’Orphée, ….), du plus grand intérêt pour connaître la pratique musicale en plein XVIIIe siècle.

— Corrette prit part à sa manière au grand débat esthétique du siècle des Lumières en se montrant à la fois partisan de la musique italienne (concertos sur le modèle de Vivaldi), et défenseur de la musique populaire. Son œuvre reflète l’évolution de la musique en France depuis l’art hérité d’un Couperin au début du siècle (Premier Livre de clavecin, 1737) jusqu’aux hymnes de la Révolution (Symphonie sur le Ça ira, 1792).

— Si Michel Corrette est un artiste connu des mélomanes et des connaisseurs de la musique baroque française, comme en témoigne une importante discographie récente, il mérite de recouvrer toute sa place dans le panorama de notre XVIIIe siècle, dans une approche nécessairement pluridisciplinaire. Au delà de l’évocation d’un langage personnel et d’un catalogue d’œuvres de nature souvent inattendue, on se propose d’étudier la situation du créateur à la croisée des chemins du savant et du populaire, du commercial et de l’officiel, et l’écho que ce positionnement original a pu éveiller dans la presse de son époque.

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Organisation :

Pierre Saby, professeur à l’université Lumière Lyon 2, faculté LESLA (dépt. de musique et musicologie), membre de l’U.M.R. LIRE et Yves Jaffrès, professeur agrégé d’éducation musicale, docteur en musicologie (université Lumière Lyon 2). Collaboration avec le Service Culturel de l’université Lumière Lyon 2 (organisation du concert, publicité).

Déroulement de la journée :

  • Lieu : Université Lumière Lyon 2, campus Berges du Rhône, amphithéâtre Benveniste et grand amphithéâtre.
  • Communications scientifiques le matin et en première partie d’après-midi.
  • Conférence musicale en seconde partie d’après-midi (à l’étude), par Philippe Foulon, directeur de l’ensemble Lachrimae Consort.
  • Concert en fin de journée, avec le concours de la classe de musique ancienne du C.N.S.M.D. de Lyon (dir. Y. Rechsteiner).

Participants :

  • Raphaëlle Legrand, professeure en musicologie (université Paris IV).
  • Jean-Christophe Maillard, Maître de conférences en musicologie (université Toulouse Le Mirail).
  • Georges Escoffier, professeur certifié en économie et sciences sociales, docteur en musicologie (E.H.E.S.S.), chargé de cours à l’université Lumière Lyon 2 (dépt de musique et musicologie).
  • Paul Fustier, professeur émérite en psychologie clinique, docteur en musicologie (université Lumière Lyon 2).
  • Yves Jaffrès, docteur en musicologie (université Lumière Lyon 2)
  • Pierre Saby, professeur à l’université Lumière Lyon 2, membre de l’U.M.R. LIRE

Principales communications annoncées :

  • De la pièce de clavecin à la symphonie révolutionnaire : itinéraire d’un musicien du siècle.
  • Les concertos-comiques de Michel Corrette : conception et réception.
  • Références et imitation dans les pièces de clavecin de Michel Corrette.
  • Michel Corrette et les instruments populaires : bergerie et éclectisme.
  • Michel Corrette et la vielle à roue : un rapport conflictuel et passionné. Un compositeur mineur, commercial et officiel vu par la presse de son temps.

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