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Accueil > Publications > Présentation des ouvrages > 2007

Études saint-simoniennes

Sous la direction de Philippe Régnier

publié le , mis à jour le

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Ont participé à ce livre réalisé par l’équipe XIXe de LIRE : Ghislaine Alleaume, Marie-Laure Aurenche, Stéphanie Dord-Crouslé, Michel Espagne, Jean-Michel Gouvard, Sandrine Lemaire, Anne Levallois, Sarga Moussa, Bärbel Plötner, Philippe Régnier, Loïc Rignol, Michèle Riot-Sarcey, Serge Zenkine.

Présentation

Le saint-simonisme n’est pas seulement une « utopie » du XIXe siècle spectaculaire par ses manifestations romantiques et par ses réalistions industrielles.

Ce qui fascine aujourd’hui dans ce mouvement intellectuel, c’est la modernité, la hauteur de vues et l’efficacité avec lesquelles, au tournant de 1830, il a traité des problèmes de soicété qui redeviennent les nôtres : quels projets collectifs se fixer après la fin des vieux dogmes ? comment sortir d’un désordre de choses qui se donne pour le dernier mot de l’Histoire, mais dont les ravages appellent les réformes les plusd radicales ? comment penser et résoudre les inégalités qui divisent les sociétés, les ethnies, les sexes, l’Orient et l’Occident ? comment s’organiser et par quelles voies s’imposer ou s’infiltrer pour travailler au changement social ?

En raison même de son actualité, le patrimoine culturel que constituent les textes saint-simoniens est un terrain de recherche bien identifié et de plus en plus actif.

C’est pourquoi l’on a pu intituler « études saint-simoniennes » un recueil d’articles de spécialistes de diverses disciplines des sciences humianes et sociales qui ont accepté de relire ce corpus en profondeur pour en découvrir et en éclairer des aspects ignorés.

Sont notamment analysés : le fonctionnement psychologique et la dimension sacrée de la micro-société saint-simonienne, ses théories linguistiques et sa philologie religieuse, son rapport à l’histoire et à la révolution en 1848, son anthropologie politique en matière de « race » et de métissages, son inscription littéraire chez Flaubert et chez Maxime Du Camp, son empreinte idéologique sur le romancier populaire breton Émile Souvestre, sa participation contrastée aux transferts culturels franco-égyptiens.

Des documents inédits offrent des aperçus originaux sur la survie du groupe au-delà de sa phase militante.

Une mise à jour bibliographique dresse le bilan exhaustif des recherches publiées de 1984 à 2001.

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Table des matières

  • Philippe Régnier : Introduction (p. 7)
  • Anne Levallois : Point de vue psychanalytique sur la « Famille saint-simonienne ». (p. 13)
  • Serge Zenkine : Uutopie religieuse des saint-simoniens : le sémiotique et le sacré. (p. 33)
  • Jean-Michel Gouvard : Le problème du langage dans Le Livre nouveau des saint-simoniens. (p. 61)
  • Michèle Riot-Sarcey : 1848 : des saint-simoniens dans le mouvement. (p. 93)
  • Michel Espagne : Gustave d’Eichthal et l’Allemagne. Critique biblique ou géopolitique. (p. 111)
  • Loïc Rignol et Philippe Régnier : Races et politique dans l’Histoire de France chez Victor Courtet de l’Isle(1813-1867). Enjeux de savoir et luttes de pouvoir au XIXe siècle. (p. 127)
  • Sandrine Lemaire : Gustave d’Eichthal, ou les ambiguïtés d’une ethnologie saint-simonienne : du racialisme ambiant à l’utopie d’un métissage universel. (p. 153)
  • Stéphanie Dord-Crouslé : Saint-Simon, Bouvard et Pécuchet : représentation d’une idéologie. (p. 177)
  • Bärbel Plötner : Entre la Bretagne et Paris, la genèse saint-simonienne d’un romancier républicain : Émile Souvestre au tournant de 1830. (p. 197)
  • Sarga Moussa : Orient et saint-simonisme chez Maxime Du Camp. Des récits de voyageaux Mémoires d’un suicidé. (p. 245)
  • Marie-Laure Aurenche : L’ Égypte contemporaine dans le Magasin pittoresque entre 1833 et 1870. Les silences d’Édouard Charton, saint-simonien républicain. (p. 271)
  • Ghislaine Alleaume : L’économie politique saint-simonienne et les élites techniques de l’Égypte moderne (p. 305)
  • Philippe Régnier : Documents inédits. (p. 335)
    • Photographies de Charles Lambert bey, Louis Jourdan, Maxime Du Camp et Prosper Enfantin. (p. 345)
    • Dominique Tajan-Rogé, « Je suis un enfant perdu du saint-simonisme ». (p. 357)
  • Philippe Régnier : Bibliographie du saint-simonisme (suite) : de 1984 à 2001. (p. 357)
  • Liste des auteurs. (p. 383)
  • Crédit photographique. (p. 385)

Liste des auteurs

Ghislaine ALLEAUME, historienne de l’Égypte moderne, directrice de recherche au CNRS, directrice du Centre d’études et de documentation économiques, juridiques et sociales, Le Caire (MAE-CNRS). Prépare une biographie de Muhamrnad’Alî.

Marie-Laure AURENCHE, membre de LIRE. Spécialité : la presse illustrée populaire au XIXe siècle. A soutenu une thèse sur Édouard Charton et l’invention du Magasin pittoresque (1833-1870), Champion, 2002, et s’apprête à éditer la correspondance générale du même Charton.

Stéphanie DORD-CROUSLÉ, agrégée de Lettres modernes, membre associé de LIRE. Après sa thèse sur Flaubert (une étude génétique du chapitre de Bouvard et Pécuchet consacré à la littérature), a édité deux de ses romans (« GF », Flammarion) et publié chez Belin : Bouvard et Pécuchet, une « encyclopédie critique en farce » (2000). Élargit actuellement son champ de recherche à la question du savoir dans les rapports de la littérature et du catholicisme au XIXe siècle.

Michel ESPAGNE, directeur de recherche au CNRS, responsable de l’UMR 8547, « Pays germaniques ». Spécialités : histoire interculturelle de l’Allemagne aux XVIIIe et XIXe siècles, Heine, l’histoire des sciences humaines. Derniers ouvrages publiés : Les Transferts culturels franco-allemands (PUF, 1999) et Le Creuset allemand. Histoire interculturelle de la Saxe (PUF, 2000).

Jean-Michel GOUVARD, professeur de grammaire et de linguistique françaises à l’université de Bordeaux, membre de l’EA 2162 de l’université de Nantes (CALD/Centre d’analyse linguistique du discours), dirige la collection « Métrique française et comparée » aux éditions Champion. Spécialités : poétique, sémantique, histoire des idées. A publié aux PUF, La Versification (« Premier cycle », 1999) et L’Analyse de la poésie (« Que sais-je ? », 2001), ainsi que, chez Champion, Critique du vers (2000).

Sandrine LEMAIRE, agrégée et docteur en histoire, chercheur à l’Institut universitaire européen de Florence, vice-présidente de l’Achac (Paris). Spécialiste des mécanismes de la propagande coloniale au XIXe siècle et de la construction des imaginaires coloniaux par les systèmes de propagande européens. Auteur d’Afrique. Un continent, des nations, 1997 et co-directrice de l’ouvrage Zoos humains, La Découverte, 2002.

Anne LEVALLOIS, psychanalyste. De formation juridique, elle a entrepris ses études de psychologie à Dakar. Membre de l’École freudienne de Paris (AME) et cofondatrice du Collège de psychanalystes, elle a dirigé la revue Psychanalystes. Ses travaux portent sur l’articulation entre les positions subjectives de l’individu et l’espace social.

Sarga MOUSSA, chargé de recherche au CNRS, membre de LIRE. Spécialiste de l’orientalisme littéraire et du récit de voyage au XIXe siècle. Éditeur du Voyage en Orient de Lamartine (Champion, 2000). Prépare une édition critique des Souvenirs d’une fille du peuple ou la saint-simonienne en Égypte (l866), de Suzanne Voilquin.

Bärbel PLÖTNER, chargée de recherche au CNRS, membre de LIRE. Travaille sur l’histoire littéraire bretonne au XIXe siècle et sur les frères Grimm. Coéditeur de la Correspondance entre Jacob Grimm et Théodore Hérsart de la Villemarqué, Kassel, 1991, ainsi que de Breizh - Bretagne. Zwischen keltischem Erbe und franzôsischer Gegenwart, Kassel, 1993. Prépare un ouvrage sur Érnile Souvestre.

Philippe RÉGNIER, directeur de recherche au CNRS, directeur de LIRE.

Loïc RIGNOL, doctorant à l’université Paris 8. Achève une thèse d’histoire sur « l’anthropologie et le socialisme en France (1830-1860) ».

Michèle RIOT-SARCEY, professeure d’histoire contemporaine et codirectrice de l’équipe « Histoire intellectuelle » à Paris 8, membre associé de LIRE. Historienne du XIXe siècle, des utopies et des femmes. Derniers ouvrages : Le Réel de l’utopie (Albin-Michel, 1998), L’Utopie en questions (PUV, Saint-Denis, 2001). À paraître sous sa direction, en 2002, Histoire du féminisme (La Découverte) et Dictionnaire critique de l’utopie (Larousse).

Serge ZENKINE, docteur ès lettres, chercheur et professeur à l’université russe des sciences humaines (Moscou), spécialiste de théorie de la littérature et de littérature française moderne. Parmi ses ouvrages, Madame Bovary et l’oppression réaliste (Clermond-Ferrand, Association des publications de la faculté des lettres et sciences humaines, 1996) et Le Romantisme français et l’Idée de la culture (en russe, Moscou, RGGU, 2001).