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Accueil > Axes de recherche > Le texte de presse

- Les beaux-arts et la presse : autour du Journal De Paris

Responsables : Michael O’Dea et Roxana Fialcofschi

publié le , mis à jour le

Participants LIRE :

  • Denis Reynaud
  • Anne-Marie Mercier-Faivre
  • Pierre Saby
  • Olivier Ferret
  • Catherine Ailloud-Nicolas
  • Claude Labrosse
  • Samy Ben-Messaoud
  • Simone Messina
  • Chantal Thomas

Premier quotidien français, le Journal de Paris, qui commence sa publication le 1er janvier 1777, est au centre d’un des thèmes de recherche de l’équipe 18e Lyon depuis 2007. Ce thème ayant permis :

  • de situer le JP dans le paysage des périodiques français ;
  • d’étudier sa participation aux débats et controverses artistiques de l’Ancien Régime finissant (arts plastiques, opéra et concerts, architecture et urbanisme) ;
  • d’aborder l’analyse d’un vocabulaire critique souvent balbutiant et plus généralement celle du regard critique porté sur les arts (façon de décrire et de commenter le jeu des acteurs, les styles de chant) ;
  • de confronter le JP à d’autres périodiques, dont quelques-uns sont éphémères et d’autres d’une antiquité vénérable qui ne les dispense pas de l’obligation de réagir à la création d’un redoutable concurrent.

Pour des raisons pratiques, l’investigation s’est jusqu’ici limitée à la période 1777-1789. La suite du travail sera organisée autour de trois impératifs :

Approfondissement . Parmi les sujets restant à explorer :

  • la communauté des lecteurs (à mettre en relation avec le projet sur le courrier des lecteurs dans la presse d’Ancien Régime). Le JP se caractérise par une forte volonté d’impliquer ses lecteurs, de publier leurs contributions, de les faire entrer en dialogue entre eux. Il en résulte une plurivocalité qui correspondrait aux débuts d’une opinion publique en matière d’esthétique, se référant à des normes établies, mais manifestant souvent une marge de liberté dans leur application. C’est une des vraies nouveautés du JP : il convient d’examiner ses liens avec la périodicité quotidienne et de voir dans quelle mesure d’autres publications l’imitent.
  • la presse artistique spécialisée. Le Journal de musique est créé à Paris en 1770 et connaîtra des fortunes fluctuantes. Un Journal de la langue françoise soit exacte soit ornée voit le jour à Lyon en 1784 et survit quelques années avant de se délocaliser à Paris pendant la Révolution. L’un des buts du projet sera de voir quels enseignements on peut tirer du sort des périodiques, souvent éphémères, qui se consacrent à un seul aspect de l’activité artistique. Il s’agit à la fois de donner des informations (parfois d’ordre commercial), de former le goût, et d’aider les amateurs dans la pratique de leur art préféré.

Comparaison . Deux types de comparaison semblent s’imposer :

  • avec d’autres périodiques français, et en particulier avec le Mercure de France, qui sous Panckoucke connaît une nouvelle jeunesse et sait réagir à la menace que représente pour lui le JP, notamment en proposant de longs articles de fond avec lesquels le JP ne peut guère rivaliser. Déjà commencée, cette comparaison mérite d’être plus systématiquement développée.
  • avec la presse étrangère, et notamment avec la London Evening Post, qui est reconnue comme son modèle par le JP à ses débuts. Aucune étude ne semble exister à ce sujet.

Élargissement

  • Dans ce quinquennal nous aborderons la période révolutionnaire, infiniment complexe, où la multiplication des scènes et des périodiques change radicalement le contexte dans lequel le JP doit se faire entendre.