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Ismaÿl Urbain

Par Michel Levallois

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Les origines

APPOLLINE, Thomas, à l’état-civil
Né à Cayenne (Guyane française) le 31 décembre 1812 (acte du 2 mars 1813), décédé à Alger le 28 janvier 1884. Officier de la Légion d’honneur.

« S’il est un saint-simonien dont la foi n’a jamais failli, c’est bien Ismaÿl Urbain, pour qui l’utopie développée par Enfantin a eu un sens évident, révélateur, vital. »
(Anne Levallois, dans N. Coilly et Ph. Régnier dir. , Le Siècle des saint-simoniens, Bibliothèque nationale de France, 2006, p. 114.)

Fils naturel d’un négociant marseillais installé à Cayenne, Urbain Brue, et d’une femme de couleur libre, Marie Gabrielle Appoline, dont la grand-mère était noire et avait été esclave, le jeune Thomas Appoline ne devint Ismaÿl Urbain qu’après avoir surmonté le handicap de « cette double tache » : sa naissance naturelle et son ascendance servile. Ses origines faisaient de lui « un déshérité de la société que les privilégiés de la naissance avaient stigmatisé ». En lui refusant le droit à son nom de famille de « Brue » et en lui assignant son prénom d’ « Urbain » comme patronyme, son père lui signifiait clairement sa volonté de le tenir à l’écart. C’est dans sa rencontre avec les idées saint-simoniennes et avec les membres de la « famille » constituée autour du Père Enfantin que le fils illégitime construisit son identité et parvint à donner un sens à sa vie. De tous les fidèles d’Enfantin, il est sans doute celui qui, au plan personnel, fut le plus redevable aux idées et aux disciples du mouvement. Il leur resta fidèle jusqu’à sa mort.

Thomas avait dix-huit ans et fréquentait les républicains de Marseille lorsqu’il fit la connaissance du saint-simonisme. Séduit par le principe « à chacun selon ses capacités, à chaque capacité selon ses œuvres », il décida de rejoindre les saint-simoniens à Ménilmontant. Il y fut accueilli comme le représentant de la « race nouvelle » et d’une humanité réconciliée avec elle-même. L’identité sous laquelle il est mentionné parmi les apôtres est celle de « Thomas Urbain, de Cayenne, homme de couleur, novice ». C’est à Ménilmontant qu’il se lia d’amitié avec Gustave d’Eichthal, avec qui il publiera en 1839 leurs Lettres sur la race blanche et la race noire.

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L'Égypte

En 1833, « Thomas Urbain » partit pour Constantinople sous la conduite d’Émile Barrault, le chef des « Compagnons de la femme ». Ayant finalement rallié l’Égypte, il se replaça sous l’autorité d’Enfantin dès que ce dernier arriva à son tour dans le pays et, pour gagner sa vie, se fit embaucher par le pacha comme professeur de français à l’école militaire de Damiette.
C’est là qu’il se convertit à l’islam sous le nom d’Ismaÿl. En ajoutant la circoncision à son baptême, sans renier son christianisme, il entendait accomplir un geste de rédemption pour toutes les victimes de l’injustice dont il se sentait solidaire. « Je veux prendre sur moi et avec moi les bâtards, les esclaves, les noirs, puis les musulmans, les renégats », écrit-il dans le Voyage d’Orient qu’il rapporta d’Égypte avec des Poèmes déplorant les souffrances et l’ignominie de l’esclavage, chantant la beauté et la réhabilitation de la race noire.


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L'Algérie

De retour en France en 1836, celui qui s’était dès lors définitivement donné l’identité composite d’ « Ismaÿl Urbain » fut recruté comme interprète à l’armée d’Afrique.
Il exerça ces fonctions en 1837 auprès du général Bugeaud à Oran où il arriva au mois d’août de cette année-là ; en 1838 à l’état-major à Alger ; en 1839 auprès du duc d’Orléans, avec qui il prit part à la traversée des Portes de fer sous les ordres du général commandant la province de Constantine.
Il participa à la prise de la Smala, « l’épée au fourreau », comme « un bon interprète » et non comme un guerrier, précisa-t-il dans une lettre à d’Eichthal du 28 mai 1843. Urbain suivit ensuite le duc d’Aumale dans son commandement à Constantine, puis à Paris, et il s’apprêtait à le rejoindre à Alger dans ses nouvelles fonctions de gouverneur général, lorsque la révolution de 1848 éclata et le contraignit à rester à Paris.

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Urbain militant arabophile

Ces dix années passées en Algérie lui avaient révélé un autre Orient que celui qu’il avait découvert en Égypte, ainsi que les terribles réalités de la conquête militaire et les tristes débuts de la colonisation.

Dans deux articles anonymes qu’il donna au Temps et aux Débats peu de temps après son arrivée à Alger en 1837, il écrivait qu’il entendait mettre en pratique ses convictions saint-simoniennes sur l’association et sur la réconciliation entre l’Orient et l’Occident. Dans le premier, il plaidait pour une « civilisation franco-arabe », et dans le second, il affirmait qu’on « ne civilise pas un peuple malgré lui. » Musulman pratiquant, parlant et écrivant l’arabe, époux d’une jeune musulmane de Constantine dont il eut une fille, Urbain conçut son rôle comme celui d’un représentant des Arabes auprès des Français, d’un conseiller qui les défendait contre les excès des expéditions militaires, les convoitises territoriales et le prosélytisme chrétien de la colonisation.

En 1847, deux articles de la Revue de l’Orient et de l’Algérie, « Du gouvernement des tribus en Algérie » et « Chrétiens et musulmans. Français et Algériens », fixèrent ses conceptions sur l’attitude qui lui paraissait devoir être celle de la France à l’égard des Arabes et de l’islam en Algérie. Urbain était passé d’un orientalisme romantique à une arabophilie militante.
Sa carrière militaire et administrative fut marquée par un engagement constant en faveur d’une politique de « régénération » et de civilisation des musulmans. Cette politique, il pensait pouvoir la réaliser par l’action sociale et en particulier par l’enseignement, dans le respect de leur religion, de leurs mœurs, de leurs terres, en vue non pas d’une « fusion inintelligente et sommaire » entre les Arabes et la population européenne, mais de leur « association dans des travaux communs ».

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La « conquête morale »

Affecté à la Direction de l’Algérie au ministère de la guerre en 1848, il fut chargé des contacts avec l’officier qui à Pau, puis à Amboise, avait la responsabilité de la détention de l’émir Abd-el-Kader. La personnalité de l’émir qu’il eut l’occasion de rencontrer lui inspira une vive admiration et une grande sympathie. Elle le conforta dans sa conviction que le temps était venu de ne plus traiter les Algériens musulmans comme des vaincus mais comme de futurs citoyens à qui il fallait donner des raisons d’aimer la France.

Pour réussir la « conquête morale » des Algériens, Urbain mit au point les textes et les instructions qui devaient constituer la politique indigène dont il avait défini les principes. C’est ainsi que sous l’autorité du général Daumas, il parvint à faire signer les décrets et les circulaires relatifs à la propriété foncière des tribus, à la création des bureaux arabes départementaux, à l’enseignement dans les tribus, à la création d’écoles arabes-francaises, d’écoles supérieures musulmanes (les médersa), et de collèges arabes – français à Alger, puis à Oran et Constantine, à la modernisation de la justice musulmane. À travers le réseau des amis qu’il avait en Algérie, il veilla à leur mise en œuvre par les Bureaux arabes.

Il eut aussi le souci de faire valoir auprès de l’opinion française le bien-fondé de cette politique musulmane qui allait à l’encontre des représentations communes sur le fanatisme musulman et qui refusait de mettre les musulmans d’Algérie en demeure de renier leur religion pour acquérir la citoyenneté française. Tel est le sens de ses articles publiés dans la Revue de l’Orient et de l’Algérie et dans la Revue de Paris, « Le Koran et les femmes arabes » et « De la tolérance dans l’islamisme ».

Après le décès de sa femme arabe en 1864, Urbain se remaria avec une jeune Française d’Alger. Mais si leur union fut bénie par le cardinal Lavigerie dans la sacristie de la cathédrale d’Alger, ce fut sans qu’il eût à renier sa conversion à l’Islam.

La politique d’assimilation que mirent en œuvre le prince Napoléon et son successeur Chasseloup-Laubat pendant les deux années d’existence du ministère de l’Algérie et des colonies, créé en 1858, donna un coup d’arrêt à l’action des arabophiles.
Pour réagir contre ce qu’il tenait pour une dérive dangereuse et ne pouvant que favoriser les immigrés européens au détriment de la population indigène, Urbain décida de rédiger un bilan et une justification de la politique impulsée par la Direction de l’Algérie depuis l’avènement de l’Empire. L’Algérie pour les Algériens, publiée sous le pseudonyme de Georges Voisin, parut en janvier 1861 alors que l’empereur, de retour de son premier voyage en Algérie, avait décidé de supprimer le ministère de l’Algérie et de rendre aux Bureaux arabes leur compétence sur les Algériens musulmans.
Ce texte de réflexion marque le début du conflit qui opposa, jusqu’à la chute de l’Empire, le parti des arabophiles, qui avait la sympathie de l’empereur Napoléon III, et les « colonistes », partisans, eux, d’une administration civile qui, sous couvert d’assimilation aux institutions de la métropole, laisserait le champ libre aux colons et leur faciliterait l’accaparement des terres arabes.

Urbain revint à Alger en janvier 1861 en qualité de membre du conseil supérieur du gouvernement et de secrétaire de la commission du cantonnement foncier des Arabes.
Avec l’aide de son ami Frédéric Lacroix qui relayait son action à Paris auprès du ministre de la guerre et des proches de l’empereur, Urbain poursuivit le combat contre les « colonisateurs à outrance », contre les spoliations foncières, contre « l’avidité et les abus des immigrants », « pour la prospérité du pays par la civilisation des indigènes ».
La deuxième brochure qu’il publia en 1862 « pour enfoncer le clou », L’Algérie française, indigènes et immigrants, inspira la lettre-programme du 7 février 1863 que l’empereur adressa au général Pélissier, ainsi que le vote du sénatus-consulte du 23 avril reconnaissant aux tribus la propriété de leur territoire traditionnel.

Urbain fut choisi par Napoléon III pour être son interprète officiel pendant son voyage de 1865 en Algérie, et ses idées furent reprises dans la lettre-programme que l’empereur adressa au maréchal de Mac-Mahon, qui avait succédé au maréchal Pélissier.
Les « colonistes » ne virent plus alors en Urbain que l’ennemi de la colonisation et l’auteur de la formule abhorrée du « Royaume arabe ». La politique impériale inspirée par Urbain contrecarrait diamétralement leurs intérêts. Aussi la nouvelle de la chute de l’Empire fut-elle accueillie comme un immense soulagement par la population européenne.
La Commune d’Alger qui profita de la vacance du pouvoir pour s’en emparer se livra alors à des excès qui firent craindre le pire à Urbain. Il préféra quitter l’Algérie.

De retour en métropole, il n’eut d’autre choix que de prendre sa retraite et de rappeler par des correspondances anonymes adressées au Journal des Débats et à La Liberté de son ami Isaac Pereire, que la République avait des devoirs à remplir à l’égard de ses nationaux musulmans d’Algérie. Il espérait encore que la « liberté républicaine » réaliserait cette « Algérie franco-arabe » et « franco-musulmane » dont il rêvait et que le pouvoir personnel de l’Empire n’avait pu faire, malgré « des intentions sincères et désintéressées ».

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Après sa mort

Ismaÿl Urbain mourut à Alger le 28 janvier 1884. Il fut descendu dans le caveau où reposait le fils qu’il avait eu de son remariage, dans le cimetière chrétien d’Alger, à Saint-Eugène, au pied de Notre-Dame d’Afrique.

Deux articles parus dans Le Temps et La Justice rendirent hommage à « ce dernier survivant de la célèbre phalange saint-simonienne » et à son action en faveur des indigènes musulmans d’Algérie, ce qui provoqua une vive réaction de la presse coloniste d’Alger.
Ses rédacteurs retrouvèrent les accents de haine qu’ils avaient eus vingt ans plus tôt contre celui qu’ils appelaient le « professeur de royaume arabe ». Ils se déchaînèrent contre « le sectaire du régime du sabre », le « renégat », « l’apostat ».
Seuls ses amis savaient que s’était éteint un homme qui avait voulu être un « soldat de la société », qui avait combattu les injustices et les préjugés et qui avait vécu en « croyant », fidèle à sa foi saint-simonienne. Eux seuls étaient en mesure de comprendre que ce métis de Guyane avait su trouver dans cette foi et dans ce combat le moyen de faire « l’unité de sa vie » sans trahir son sang maternel africain.

Léon Hugonnet consacra à Urbain un bel article qui parut dans les numéros de décembre 1883 et de mars 1884 du Bulletin de la Société française pour la protection des Indigènes des colonies. Et le 26 septembre 1891, à l’occasion d’une enquête sénatoriale en Algérie, Émile Masqueray rappela sa mémoire en écrivant : « C’est lui qui le premier a mis en plein jour cette formidable question indigène que tout le monde aujourd’hui semble découvrir. Il l’a étudiée sous toutes ses faces et il l’a théoriquement résolue avec la justesse d’esprit d’un homme d’État, le détachement d’un philosophe. »


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Bibliographie

Sources et principales références bibliographiques

Les manuscrits d’Urbain conservés à la Bibliothèque de l’Arsenal sont répertoriés dans le Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France, t. XLIII, pp. 3-115, nos 7 601-7 861 (Fonds Enfantin), et t. L, pp. 95-106, nos 13 728-13 759 (reliquat du Fonds Enfantin et Fonds Eichthal), passim.

Les Archives nationales conservent au Centre des Archives d’Outre-Mer (Aix-en-Provence) un autre ensemble de papiers d’Urbain dont on trouvera un descriptif dans l’inventaire des Archives du Gouvernement général de l’Algérie de G. Esquer et E. Dermenghem, série X (disponible sur microfilms), outre des rapports administratifs d’Urbain en F 80/566, 1 674 et 1 678. Dossiers sur Urbain en 1 G 2.575 et F 80/375. Voir les repérages consignés par S. Morsy dans les Archives de la Société des Amis d’Ismayl Urbain et des Études saint-simoniennes (consultables à l’Arsenal sur demande adressée à la Société).

Principaux ouvrages et articles consacrés à Urbain

AGERON (Charles-Robert). Les Algériens musulmans et la France (1871-1919). P.U.F., 1968, in 8°, 2 vol. Le cas d’Urbain est traité au chapitre XV du Livre I de la Première Partie : Les « indigénophiles » et leur action de 1871 à 1891, t. I, pp. 397-414. Bibl. de l’École normale supérieure (rue d’Ulm), Thèse 3948A.

AGERON (Charles-Robert). « Un apôtre de l’Algérie franco-musulmane : Thomas Ismaël Urbain », Preuves, février 1961, pp. 3-13.

BURKE (Edmond, IIIe du nom). « Thomas Ismail Urbain (1812-1884) : Indigénophile and Precursor of Negritude », in Wesley F. Johnson ed., Double Impact : France and Africa in the Age of Imperialism (Westport CT, Greenwitch Press, 1986, pp. 319-330.

ÉMERIT (Marcel) Les Saint-Simoniens en Algérie. Paris, Société d’édition Les Belles Lettres, Publications de la Faculté des lettres d’Alger, IIe série, t. XV, 1941, gr. in-8°, 351 p. (pp. 67-83 et passim)

ESQUER (Gabriel). Iconographie historique de l’Algérie, Paris, Plon, 1929, t. III, pl. CCCXLI, n° 958. Portrait d’I. Urbain.

HUGONNET (Léon). « Ismail Urbain », Bulletin de la société française pour la protection des indigènes des colonies, décembre 1883-mars 1884, nos 7 et 8, pp. 333-349.

JULLIEN (Charles-André), Histoire de l’Algérie contemporaine, t. I, pp. 422-426 et passim.

LACOUTURE (Jean) et CHAGNOLLAUD (Dominique), Le Désempire, Denoël, 1993, « Ismayl Urbain et le Royaume arabe », pp. 108-128.

LEVALLOIS (Anne), Les écrits autobiographiques d’Ismaÿl Urbain. Homme de couleur, saint-simonien et musulman (1812-1884), Maisonneuve et Larose, Paris, 2005, 197 p.

LEVALLOIS (Michel), « Ismaÿl Urbain : Éléments pour une biographie », in MORSY (Magali) dir., Les Saint-Simoniens et l’Orient. Vers la modernité, Édisud, Aix-en-Provence, 1990, in-8°, 204 p.

LEVALLOIS (Michel), Ismaÿl Urbain : une autre conquête de l’Algérie, Maisonneuve et Larose, Paris, 2001, 671 p.

LEVALLOIS (Michel), « Postérité d’Urbain dans la politique coloniale française » in LEVALLOIS (Michel) et MOUSSA (Sarga) dir., L’Orientalisme des saint-simoniens, Maisonneuve et Larose Paris, 2006, 293 p.

MASQUERAY (Émile), « Le Journal des Débats et l’enquête sénatoriale. On nous écrit d’Alger… », rubrique « Lettres d’Algérie », 26 septembre 1891. [Longue évocation de la pensée d’Urbain par son successeur aux Débats.]

RÉGNIER (Philippe), « Thomas-Ismayl Urbain, métis, saint-simonien et musulman : crise de personnalité et crise de civilisation (Égypte, 1835) », dans VATIN (Jean-Claude), La fuite en Égypte. Supplément aux voyages européens en Orient, Centre d’études économiques, juridiques et sociales (C. E. D. E. J.), Le Caire, 1989, pp. 299-316.

RÉGNIER (Philippe), Les Saint-Simoniens en Égypte (1833-1851), Éd. Banque de l’Union Européenne-Amin F. Abdelnour, Le Caire, 1989, 21 x 29,7 cm, 192 p.

REY-GOLDZEIGUER (Annie), Le Royaume arabe. La politique algérienne de Napoléon III (1861-1870), Société Nationale d’Edition et de Diffusion (S. N. E. D.), Alger, 1977, in-4°, 814 p.

SPILLMANN (général, Georges), Napoléon III et le royaume arabe d’Algérie, in Travaux et mémoires de l’Académie des sciences d’outre-mer, Paris, 1975, nouv. série, no3, pp. 17, 30, 34, 40, 44.

URBAIN (Ismaÿl), L’Algérie pour les Algériens (1861), réédition par Michel Levallois, Séguier Atlantica, Paris, 2000, 153 p.

URBAIN (Ismaÿl), L’Algérie française. Indigènes et immigrants (1862), réédition par Michel Levallois, Séguier Atlantica, Paris, 2002, 126 p.

URBAIN (Ismaÿl), Voyage d’Orient, suivi de Poèmes de Ménilmontant et d’Égypte, édition, notes et postface par RÉGNIER (Philippe), L’Harmattan, Paris, 1993, 396 p.

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