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Olinde Rodrigues

Olinde Rodrigues est né d’une famille juive expulsée d’Espagne lors de la Reconquista. Réfugiée à Bordeaux à la fin du XVe siècle, elle y avait prospéré dans le négoce et la banque. Ayant, après le départ d’Auguste Comte, pris son relais pour inciter et aider Saint-Simon à mettre en forme ses idées et à les publier, Rodrigues est en outre l’admirateur fervent qui lui apporte le secours moral et matériel dont il a grand besoin durant la dernière année de sa vie. Chargé de faire la lecture du texte du Nouveau christianisme au petit cercle des collaborateurs avant l’envoi à l’impression, il en rédige l’avant-propos et, à la mort de Saint-Simon, recueille ses papiers. C’est en excipant de ce rôle d’héritier le plus direct et le plus légitime du philosophe qu’il met l’accent sur ses intentions (selon lui) religieuses et, en 1829, délègue à Bazard et à Enfantin le soin de donner à sa pensée forme de doctrine néo-chrétienne et d’institution ecclésiale. Parallèlement à sa profession de financier et à ses activités militantes (qui ne se relâcheront pas après la dispersion du saint-simonisme), « le disciple de Saint-Simon » (selon le titre qu’il revendique en 1832 après sa rupture avec Enfantin) a laissé en mathématiques une œuvre importante et de qualité, récemment redécouverte par les historiens anglais de cette discipline.

Nathalie Coilly et Philippe Régnier

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